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Ces PME qui profitent de l'euro faible

24/11/2012

ÉCONOMIE  ACTU-ECO  ConjonctureS'abonner au Figaro.fr

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    Mots clés : ,

    Par Emmanuel EgloffMis à jour   | publié   Réactions (3)
    Le fabricant de saxophones de haut de gamme, Henri Selmer (ci-dessus), exporte à 45 % <br/>au Japon et en Chine, et à 15 % aux États-Unis.
    Le fabricant de saxophones de haut de gamme, Henri Selmer (ci-dessus), exporte à 45 % 
    au Japon et en Chine, et à 15 % aux États-Unis.
     Crédits photo : Jacky Naegelen / Reuters

    La baisse relative de l'euro par rapport au billet vert permet actuellement aux entreprises qui exportent vers les pays de la zone dollar de bénéficier d'un réel avantage concurrentiel.

    «Les entreprises exportatrices n'apprécient pas l'euro fort, et nous sommes exaucés actuellement», se félicite le directeur financier de Radiall, spécialiste de la connectique électronique. L'entreprise a appris à gérer ces problèmes de devises: elle réalise 200 millions d'euros de facturations par an, dont 80 % sont exportées.

    La baisse relative de l'euro par rapport au billet vert permet actuellement aux entreprises qui exportent vers les pays de la zone dollar de bénéficier d'un réel avantage concurrentiel. Pour en profiter à plein, il faut cependant que la production soit réalisée en France ou en Europe, avec pour conséquence des coûts en euros, alors que la vente doit se faire en billets verts.

    Le but des dirigeants reste de minimiser les conséquences de l'évolution des devises. «Nous essayons d'avoir un maximum de flux financiers dans la même devise, détaille Laurent Bataille, PDG de Poclain Hydraulics, entreprise spécialisée dans la transmission hydraulique de puissance réalisant 230 millions d'euros de chiffre d'affaires. Aujourd'hui, 40 % de nos ventes sont liées au dollar, alors que nos coûts ne sont libellés dans cette monnaie qu'à hauteur de 25 %.»

    Gains de parts de marché

    Les grands groupes internationaux sont mieux placés que les entreprises de taille moyenne pour réaliser cette couverture «naturelle». L'exemple le plus connu est le secteur de l'aéronautique, où il existe une industrie européenne très forte, dans le sillage d'Airbus, mais où toutes les ventes sont facturées en dollars.

    Alors que les grands groupes peuvent se rabattre sur leurs usines en zone dollar quand l'euro monte, les PME n'ont pas cette souplesse. «L'évolution actuelle se traduit par une amélioration immédiate de nos marges» reconnaît effectivement le directeur financier de Radiall. Mais ce n'est cependant pas toujours le cas: «Nous facturons en euros à notre agent américain, qui vend, lui, en dollars, explique Brigitte Selmer, directrice générale de la société Henri Selmer. Fabricant de saxophones de haut de gamme, Henri Selmer, qui réalise 30 millions d'euros de chiffre d'affaires, vend à 45 % au Japon et en Chine, et à 15 % aux États-Unis. Au final, le groupe va profiter de la baisse de l'euro, car «notre agent sera tenté d'augmenter ses commandes pour profiter de ces marges supplémentaires».

    Les entreprises devront toutes déterminer «la manière dont on retranscrit dans nos prix cette amélioration de la marge», explique le directeur financier de Radiall. Pour Laurent Bataille, l'objectif est clair: «Nous étions déjà compétitifs lorsque l'euro était fort, donc la situation actuelle va nous permettre de gagner des parts de marché.» Pour cela, il faudra cependant que la parité se stabilise. Car tous les acteurs sont d'accord pour dire que la vraie difficulté, c'est la volatilité des changes.

    La faiblesse actuelle de l'euro pourrait également peser sur les fabricants américains, chinois ou même japonais qui vendent en Europe. Genie et JLG, les deux premiers fabricants mondiaux de nacelles élévatrices, vont forcément être moins compétitifs face au français Haulotte, numéro trois mondial, par exemple. «Nous commençons à avoir des appels de filiales européennes de sociétés japonaises car elles ne parviennent plus à faire venir du Japon des composants à des prix raisonnables», constate même Laurent Bataille.


     

    Trois ques tions à François Calvarin, président de Souriau

     

    La baisse de l'euro constitue-t-elle une bonne nouvelle  pour votre entreprise  qui fabrique des connecteurs et réalise 70 % de son chiffre d'affaires hors de France?

    Cette baisse représente forcément un ballon d'oxygène par rapport au niveau d'il y a un an. La question est cependant de savoir si cela va durer. Il faudrait que les taux de change se stabilisent sur le long terme. Nous ne modifions en effet pas notre stratégie en fonction de leur évolution à court terme.

    Aujourd'hui, nous bâtissons nos calculs de rentabilité sur la base d'un taux compris entre 1,30 et 1,35 dollar. Nous profitons de la faiblesse actuelle de l'euro pour reconstituer des couvertures de change à un niveau intéressant.

    Comment une entreprise gère-t-elle le passage de l'euro de 1,45 à 1,23 en à peine un an?

    La faiblesse du dollar a duré plusieurs années. Cela nous a forcés à réaliser d'importants efforts de compéti­tivité. Aujourd'hui, l'entreprise est rentable en produisant en France et en vendant en dollars avec un euro entre 1,35 et 1,40 dollar.

    En conséquence, nous sommes dans une situation bien plus confortable que nos concurrents américains qui se sont contentés de profiter de la faiblesse du dollar, sans travailler leur compétitivité.

    Percevez-vous l'euro  comme un atout?

    L'euro représente une force extraordinaire pour l'Europe. Compte tenu de la très forte volatilité des taux de change ces dernières années, gérer une entreprise industrielle comme la nôtre serait quasiment impossible avec quinze monnaies en Europe.

http://www.lefigaro.fr/economie/

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